Nous vivons une époque où la démocratie se réduit trop souvent à un vote périodique, sur fond de désinformation et de politique spectacle. Les décisions publiques engagent pourtant nos vies pour des décennies, alors même que l’espace public peine à produire une compréhension partagée des faits. Et pendant que la confiance s’effondre, la corruption et les condamnations de hauts responsables politiques rappellent brutalement que la Démocratie et la République ne sont jamais acquises.
Avec le temps, j’ai pris conscience d’une impasse. Comment défendre la démocratie sans interroger la qualité du savoir qui la nourrit ? La science n’est pas un pouvoir politique, mais elle est la condition indispensable d’un débat démocratique éclairé. Décider collectivement ne peut se réduire à arbitrer des opinions. Cela suppose de comprendre les systèmes complexes dans lesquels nous évoluons, les mécanismes économiques, sociaux, techniques et institutionnels. Lorsque la connaissance est absente, fragmentée ou instrumentalisée, la démocratie se vide de son sens et devient un simple rituel, incapable de produire des choix justes et durables. Une démocratie qui se prive de la profondeur de la science se condamne à décider à l’aveugle et à nourrir, malgré elle, la défiance et la colère.
Je suis convaincu qu’un autre chemin est possible. Une politique qui assume la complexité plutôt que de la masquer. Une politique qui s’appuie sur la connaissance pour éclairer les décisions. Une politique qui donne à la démocratie autre chose qu’un simple rendez-vous électoral. Une politique qui protège sans étouffer, qui exige sans exclure, qui offre à nouveau un horizon désirable. Refuser cette impasse suppose de redonner à la politique un cap, une exigence et une crédibilité. Une démocratie qui ne se contente plus de procédures, mais qui s’appuie sur la volonté commune d'un avenir meilleur, sur des citoyens informés et sur des institutions solides. Une démocratie capable de se projeter dans l’avenir, de protéger les plus vulnérables et de résister aux dérives clientélistes comme aux tentations autoritaires.
La suite de cette page n’est pas un curriculum vitae au sens classique. Elle donne simplement à voir d’où je parle. Un parcours scientifique, des engagements collectifs, un travail d’enseignement et de recherche. J’y vois un acte de cohérence et de transparence, indissociable de l’exigence démocratique que je défends.
Mon parcours universitaire
Mon parcours académique s'inscrit dans une continuité entre formation scientifique exigeante et spécialisation progressive en complexité et en théorie des graphes. Il s'est structuré autour de l'analyse de problèmes algorithmiques et de la recherche de cadres conceptuels robustes pour les aborder. Il s’est également enrichi d’un ensemble varié de modules socio-professionnels et de formations internes portant sur la pédagogie universitaire (approche par compétences, tutorat par les pairs, cognition et apprentissage), l’accompagnement des étudiants (diversité des publics, TND, santé mentale), la communication scientifique, la compréhension des dynamiques institutionnelles, ainsi que l’inclusion et la prévention des violences sexistes et sexuelles.
Diplômes :
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Doctorat en informatique, Université Clermont Auvergne (2019-2023).
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Master informatique Théorique, Université de Montpellier (2017–2019).
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Licence informatique, Université de Montpellier (2014–2017).
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Diplôme universitaire Défense et Sécurité nationale, Université de Montpellier (2018–2019).
Mon parcours professionnel
Mon parcours professionnel s’est développé dans l’enseignement supérieur, entre recherche en complexité et théorie des graphes, pédagogie universitaire et engagements institutionnels. Doctorant au LIMOS, où j’ai mené mes travaux de thèse et mes premières responsabilités d’enseignement, j’ai par la suite rejoint l’Université d’Orléans comme enseignant-chercheur afin de poursuivre cette trajectoire articulant accompagnement des étudiants, production scientifique et contribution à la vie académique.
Expériences professionnelles :
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Enseignant-chercheur - Université d’Orléans - LIFO (2024-...).
- Enseignant-chercheur - Université Clermont Auvergne - LIMOS (2022-2024).
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Doctorant-enseignant - Université Clermont Auvergne - LIMOS (2019-2022).
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Stage de recherche M2 - Université de Montpellier - LIRMM (2019).
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Stage de recherche L3 - Université de Montpellier - LIRMM (2017).
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Employé polyvalent - Flunch (2015-2018).
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Agent de restauration hospitalier - Hôpitaux du Bassin de Thau (2014).
Mes engagements
Mes engagements s’inscrivent dans une volonté de contribuer à la qualité de la vie académique, à l’inclusion dans l’enseignement supérieur et la recherche, à la défense de l'intérêt général. Dès ma licence, j’ai participé aux instances universitaires et à l’organisation de la vie étudiante, avant d’élargir mes responsabilités à des actions de représentation, de médiation et d’inclusion. Je poursuis aujourd’hui cet engagement au sein de l’ANDès, de SPECIF Campus et du GDR IFM. Je travaille à défendre des conditions de travail justes, un environnement académique véritablement accueillant, une culture scientifique attentive aux dynamiques institutionnelles.
Engagements et responsabilités :
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Vice-président - ANDès (Association Nationale des Docteurs).
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Administrateur - SPECIF Campus (Société Professionnelle des Enseignants et Chercheurs en Informatique de France).
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Représentant Équité Diversité Inclusion - GT Graphes et GDR IFM (Groupe de Travail Graphes et Groupement De Recherche Informatique Fondamentale et ses Mathématiques).
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Membre du Conseil Scientifique de Clermont Auvergne INP (2022-2024).
- Membre du Comité Social d’Administration de Clermont Auvergne INP (2023-2024).
- Membre de la Formation Spécialisée Santé, Sécurité et conditions de Travail de Clermont Auvergne INP (2023-2024).
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Membre du Bureau du Conseil de l’École Doctorale SPI de l'Université Clermont Auvergne (2020-2021).
- Candidat aux élections Municipales à Beaumont dans le Puy-de-Dôme (2020).
- Membre du Conseil de la Faculté des Sciences de l'Université de Montpellier (2016-2018).
Mes enseignements
Mes activités d’enseignement s’inscrivent dans une démarche pédagogique attentive à la diversité des publics étudiants, aux conditions qui favorisent l’apprentissage et l'émancipation intellectuelle. Mon approche pédagogique s’appuie sur la clarté, l’accompagnement, l'attention portée aux dimensions sociologiques, cognitives et institutionnelles qui traversent la vie universitaire. Formé à la pédagogie universitaire, sensibilisé aux dynamiques étudiantes, aux troubles du neuro-développement (TND) et à la santé mental, je conçois mes enseignements comme un espace d’exigence bienveillante, de développement des compétences et d'émancipation citoyenne.
Modules enseignés en licence, en PASS, en première année ingénieur :
Algèbre et analyse - 20h (CM) + 34h (TD).
Algorithmique - 220h (TD).
Algorithmique avancée - 36h (TD) + 12h (TP).
Analyse et conception d'une application - 48.5h (TP).
Architecture des ordinateurs, systèmes multi-tâches - 30h (CM) + 30h (TD) + 40h (TP).
Framework et technologies du web - 140h (TP).
Méthodes discrètes et logique - 45h (TP).
Programmation - 31.5h (TD) + 34h (TP).
Programmation avancée - 44h (TD) + 90h (TP).
Projet personnel professionnel, méthodologie du travail universitaire - 23h (TD).
Systèmes d'information, bases de données - 21h (TD) + 37h (TP).
Pour un total de 50h (CM) + 405.5h (TD) + 434.5h (TP).
Mes recherches
Mes travaux de recherche portent sur la complexité algorithmique et la théorie des graphes, avec un intérêt particulier pour les problèmes de décision et d’optimisation sous contraintes. J’étudie plus spécifiquement les effets de structures supplémentaires - obligations, transitions, restrictions topologiques - sur la difficulté algorithmique de problèmes classiques, ainsi que sur leurs possibilités d’approximation. Mes contributions s’inscrivent dans le champ de l'informatique théorique, en lien avec des problématiques de mobilité, de logistique et de modélisation des réseaux.
Axes de recherche :
Graphes irrégularisables et marches irrégularisantes (voir https://arxiv.org/abs/2506.21254)
Les problèmes de graphes irrégularisables et de marches irrégularisantes sont renforcés par la résolution récente de la conjecture 1–2–3. L’objectif est de comprendre comment transformer un graphe en un graphe localement irrégulier sous la contrainte que les arêtes ajoutées doivent suivre une marche du graphe initial. Ce cadre introduit des questions structurelles et algorithmiques sur l'existence de marches irrégularisantes, des bornes sur leur longueur, des versions optimisées (parcours, contraintes de répétition), et sur la complexité du calcul des marches minimales. Ces travaux articulent combinatoire, théorie des graphes et aspects algorithmique, en lien avec les recherches sur les graphes localement irréguliers.
Domination avec obligations (voir https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0304397521003030)
Les problèmes de domination avec obligations étendent les modèles classiques de domination dans les graphes en intégrant des contraintes structurelles imposant la sélection collective de certains sous-ensembles de sommets. Mes travaux portent sur la caractérisation de la complexité de ces variantes, la mise en évidence de nouvelles réductions, ainsi que l’étude des frontières entre cas NP-complets, approximables et polynomiaux. Ils permettent de mieux comprendre l’effet de contraintes additionnelles sur des problèmes fondamentaux d’algorithmique.
Tournées avec obligations (voir https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-3-031-23101-8_17)
Les problèmes de tournées avec obligations généralisent des modèles de routes où certaines transitions doivent impérativement être suivies. Mes travaux analysent comment ces obligations modifient l’existence, la structure et la complexité des chemins et cycles réalisables, en particulier pour les versions élémentaires et multi-cibles. Ils mettent en évidence de nouveaux cas NP-complets ou non-approximables, ainsi que des conditions structurelles garantissant des solutions polynomiales.
Recherche d’un sous-graphe selon un motif (voir https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0304397521004114)
Les problèmes de recherche d’un sous-graphe selon un motif consistent à détecter, dans un graphe donné, un sous-graphe respectant une structure prescrite. Mes travaux portent sur l’analyse des conditions sous lesquelles ces problèmes deviennent polynomiaux ou au contraire inapproximables selon la caractérisation des motifs.